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finalisme / fatalisme 

« L’oiseleur, ou le charmeur d’oiseaux qui les attire, compte sur leur instinct, mais il sait bien que cet instinct ne fonctionne pas comme une mécanique. Son plan général réussit en gros, mais chaque oiseau agit avec la liberté inhérente au thématisme de l’instinct. Ce n’est que dans une fantaisie philosophique bien contestable que l’on pourrait assimiler une action finaliste sur mission donnée à un fatalisme déguisé. Un activité visant un but ne peut jamais être absolument mécanisée. Un but n’est pas un aimant. » (Raymond Ruyer, Néo-finalisme, p. 276)

l’essence de la liberté 

« L’essence de la liberté, même chez l’homme, ne consiste pas à produire des mouvements sans raison, ou à « faire ce qu’on veut » ; elle consiste à disposer d’un domaine dans lequel une infinité de possibles virtuels transparaissent simultanément, dans lequel l’espace-temps n’est pas un réseau de points-instants liés de proche en proche, mais une forme-idée, dans lequel par suite il y a de véritables actions, et non de purs fonctionnements, des actions selon une norme, utilisant les possibles virtuels comme moyens. » (Rayond Ruyer, Néo-finalism, p. 170)

liberté 

« La liberté dont il peut être question ici est la liberté d’accomplir une tâche qui pourra être dite réussie ou non. Elle n’est pas indéterminée, dans le sens purement négatif du mot. C’est la liberté de « réussir », de donner un sens à mon action, plutôt que d’échapper au déterminisme, qui m’intéresse dans le problème de la liberté. Si j’ai peur de me tromper, si j’en ressens la possibilité cruelle, je suis libre. » (Raymond Ruyer, Néo-finalisme, p. 9-10)